

Pour un meilleur plaisir, je vous recommande de lire ceci après avoir lu Ton Only Fan (Une Bonne Éducation #3)
Isaac et Ezra
Épilogue bonus de Ton Only Fan
Ezra
Mes bras sont coincés derrière moi. La cravate en soie retient fermement mes poignets l’un contre l’autre. La pression envoie des vagues de plaisir, lesquelles palpitent directement vers mon entrejambe.
Ma tête est fermement appuyée contre le mur, le satin de la doublure de la veste caresse mon visage avec une tendresse brute, tandis que l’odeur âcre de mon parfum m’enivre et me fait tourner la tête.
C’est…
C’est si bon.
— Tu aimes ça ? Hein ? Petite merde, me chuchote-t-il à l’oreille.
Je me penche instinctivement vers ce son.
Tout est sombre. Mon corps est coincé contre le mur et mes fesses sont exposées à l’air frais de la pièce. Son membre palpitant dans son pantalon de costume frotte contre la fente de mes fesses.
— O-oui, gémis-je.
Le satin entre dans ma bouche et je le recrache.
Mon corps entier désire désespérément Isaac. Pourtant, il n’a aucune intention de céder.
— Oui, quoi ? grommelle-t-il.
La dureté de son ton résonne en moi, faisant fléchir mes genoux.
— Oui. J’aime ça. Monsieur.
Je réussis à haleter alors que son poids s’enfonce davantage contre moi, me donnant l’impression d’être acculé contre le mur.
— Tu en as envie ?
Sa voix rauque est associée à un mouvement de ses hanches, ce qui permet à mes fesses de sentir davantage son contour.
Mon orifice se contracte et désire son épaisse queue.
— Oui. Oui, Monsieur ! m’écrié-je.
Bon sang, c’est si bon. Trop bon. Pas étonnant qu’Isaac adore avoir les yeux bandés pendant nos ébats. C’est comme si, en l’absence de vision, tout le reste – tous les autres sens – s’intensifiait.
— Ohhh, regarde-toi, comme tu en as désespérément envie, roucoule Isaac.
Il laisse échapper un gloussement narquois qui fait palpiter ma verge.
Une main retient la cravate autour de mes poignets tandis que l’autre navigue sur mon corps avec une possessivité dévergondée qui me donne désespérément envie de jouir.
Il tend la main vers l’une de mes fesses et la saisit. Mon orifice se crispe à nouveau, le suppliant de l’emplir.
J’adore ça. J’adore la configuration, le jeu de rôles, sa brutalité. Le fait qu’il prenne le contrôle. Il ne nous reste plus grand-chose à essayer depuis que nous nous sommes mis ensemble, et tout le reste sera tenté à l’avenir.
Un avenir comblé avec Isaac. Lui et moi, ensemble. Il n’y a rien de plus épanouissant que cette expression.
Le crissement d’une fermeture Éclair m’assourdit et j’attends encore l’impact.
Une peau chaude, brûlante, atterrit sur la fente entre mes fesses et même si je m’y attendais totalement, je sursaute tout de même.
Sous sa main, chaque contact me fait l’effet d’un fer rouge qui me laisse sa marque. Je cambre le dos, accueillant sa chaleur.
Mes mains perdent de leur pression et son poids sur mon dos disparaît. Mes poils se hérissent alors que je tends l’oreille pour tenter de comprendre ce qu’il se passe.
Un liquide froid et fumant grésille sur mon muscle tendu et peu de temps après, ses doigts étalent le lubrifiant partout sur moi et en moi.
Puis il est en moi.
***
Isaac
Je m’insère en lui et perds le calme que j’ai réussi à maintenir tout ce temps. Je tombe sur son dos, décris des va-et-vient avec mes hanches et me perds en lui.
Ses grognements envahissent la pièce, même s’ils sont étouffés par la veste de costume enroulée autour de sa tête.
Ses doigts effleurent mon entrejambe. Ils tentent de contrôler mes mouvements jusqu’à ce qu’ils se plient à ma volonté. Ezra serre les poings comme pour résister à mes coups de reins.
Une goutte de sueur coule sur mon front, jusqu’à mes yeux, mais elle est arrêtée par la monture de mes lunettes.
J’appuie ma bouche contre ses omoplates et ma salive crée une tache sur sa chemise.
Ça ne devrait pas être torride, mais l’idée qu’elle reste quand nous en aurons fini, qu’elle soit cachée derrière sa veste de costume me lance dans une frénésie. Je m’enfonce plus profondément et plus vivement en lui, sentant mon orgasme s’agripper à ma poitrine et à mon ventre.
Ezra recule ses hanches et j’appuie davantage sa tête contre le mur, tentant de noyer ses grognements qui deviennent de plus en plus bruyants à chaque mouvement.
Mon souffle se coupe alors que je sens mon orgasme jaillir hors de mon corps, prêt à l’emplir. On frappe alors à la porte et elle s’ouvre avant que l’un ou l’autre de nous deux n’ait le temps de la retenir.
— Oh merde ! dit Cam qui se tient devant Linc alors que je jouis en mon fiancé.
— Putain. Pourquoi ça m’arrive toujours à moi ? s’écrie Linc.
Ezra se crispe sous mon corps, mais je ne trouve pas les mots pour dire à nos amis de s’en aller, car mon sperme a littéralement volé mon énergie et ma possibilité de le faire.
— Eh bien… chuchote Cam.
Il ferme la porte avant de finir sa phrase.
— Ils sont partis ? demande Ezra.
Je me fige une seconde supplémentaire avant d’éclater de rire.
Je me retire ensuite et déroule la veste autour de la tête de mon fiancé. Il se retourne pour me regarder. Il est si magnifique, avec ses cheveux légèrement ébouriffés, les taches de sueur sur sa chemise blanche et ses yeux gris brillant de passion.
— Laisse-moi te donner quelques mouchoirs, dis-je en tentant de dissimuler mon amusement.
Je me retourne pour marcher jusqu’à la coiffeuse, mais Ezra m’arrête.
— Et si tu t’occupais d’abord de moi ?
Je le regarde, alors que ses mains sont toujours liées derrière son dos, et baisse les yeux vers son érection qui est certes cachée, mais évidente. Mon sexe palpite face à ce spectacle.
Je vais épouser ce mec. Comment suis-je devenu si chanceux ?
Je m’agenouille et ouvre son pantalon de costume, relâchant sa verge bestiale que je caresse vivement à quelques reprises tout en regardant fixement mon futur mari.
— En plus, je veux te garder en moi jusqu’à la fin de la cérémonie.
Il me fait un clin d’œil. Bon sang, cela m’excite à nouveau à l’idée qu’il marche jusqu’à l’autel avec mon sperme toujours en lui.
Je lèche sa fente, tétant son liquide et soutirant à Ezra davantage de grognements.
Lorsque je prends sa verge en bouche, sa chaleur envoie des frissons dans ma colonne vertébrale. Peu de temps après, il déverse sa semence au fond de ma gorge.
Lorsque nous en avons tous les deux fini, je détache sa cravate et libère ses mains.
Ezra renfile son pantalon, tenant sa promesse, et m’offre un sourire narquois et malicieux en guise de bonus.
— Qu’en dis-tu ? Devrions-nous aller nous marier ? J’ai vraiment envie de coucher avec un homme marié, dit-il en caressant mon menton avec son pouce et son index.
— Oui. Moi aussi, lui dis-je avant de prendre ses lèvres avec les miennes.
Nous nous aidons mutuellement à nous habiller et à avoir l’air suffisamment bien fagotés avant d’ouvrir la porte.
Linc et Cam se tiennent là, nonchalamment, comme s’ils ne venaient pas tout juste de nous surprendre.
Cam glousse derrière sa main tandis que Linc me tend la sienne.
— Pastille à la menthe. S’il vous plaît. Pour notre bien à tous, me dit-il.
J’en prends une en riant.
— Je suis désolé que tu aies été obligé de voir ça.
— Oh, ne t’inquiète pas pour nous. Nous avons aimé le spectacle, me dit Cam en souriant.
Il reçoit alors une claque à l’arrière du crâne, assénée par son petit ami.
— Quoi ?
Nous éclatons de rire et Freddy arrive alors, sans son petit ami dans son sillage.
— Que se passe-t-il ? Vous êtes prêts ou pas ?
— Tu vois ? dis-je à Linc. C’est le témoin parfait. Contrairement à toi, qui ne fais rien.
Linc me montre son majeur.
— Si tu veux savoir, je venais te chercher pour que nous puissions commencer la cérémonie. Mais non. Retourne à l’intérieur pour que Freddy puisse vous surprendre l’un dans l’autre, je t’en prie, dit-il.
— Je ne préférerais pas, merci, dit Freddy.
Il tape dans ses mains et nous demande de le suivre afin que nous puissions en finir.
Ce n’est rien de grandiose. Rien qu’une petite cérémonie dans la maison des parents de Freddy à Cedarwood Beach.
Et, oui, la maison a vue sur l’océan.
Donc, oui, c’est un mariage au bord de l’eau. Et c’est parfait.
Tous nos amis, les anciens et les nouveaux, sont là, tout comme ma famille.
Nous avançons sur le sable, pieds nus, en direction de la grande arche fleurie où Autumn se tient. Un grand sourire fend son visage. Elle porte une belle robe blanche en dentelle qui lui donne une allure divine.
La sœur de Cam est devenue, d’une manière ou d’une autre, une sœur adoptive pour nous, même si elle vit à Mayberry Holm, désormais. Elle nous rend souvent visite et c’est toujours un plaisir de l’avoir dans les parages.
Alors, qui mieux qu’elle pour animer notre cérémonie ?
— Vous acceptez-vous l’un l’autre, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, pour vous chérir et vous aimer jusqu’à ce que la mort vous sépare ? demande-t-elle.
Alors que je regarde les yeux d’Ezra qui reflètent le soleil et mon monde entier, ma réponse est facile à trouver.
— Oui, répondons-nous au même moment.
Ezra m’attire dans ses bras pour un baiser affriolant.